Tu décodes avec tes codes
minou | 02 juillet, 2007 23:16

Tu t'amuses avec mes inquiétudes
sur le temps qu'il reste encore à l'étude,
terminer enfin ce chapitre stressant
pour qu'il ne soit plus omniprésent
Continuer comme tu le fais revient à m'oppresser
jouer ainsi avec mes nerfs, çà tu sais faire
avec des messages flous et bien codés
trop difficile pour moi qui n'arrive plus à me concentrer.
Oui, j'en ai marre de toi et de tes commérages
tu me fait fondre avec tes poèmes d'un autre âge
et d'un coup, d'un code, tu me délivres un message
qui me laisse perplexe, tout se brouille, je n'ai plus d'image .
Tu n'es qu'un triste sire qui joue avec mes peurs
Ah tu peux bien rire pour conjurer le mal
Il te faudra séduire du haut de ta grandeur
le démon qui t'inspire pour me cacher le jour et l'heure du bal.
Minou
L'ouverture à l'Amour...
minou | 02 juillet, 2007 00:41
Plongée dans ses pensées, elle tentait un compte à rebours sur cette histoire de l'Amour, oui jusqu'alors l'amour est galvaudé, bafoué, piétiné dans un perpétuel tourbillon où se mélangent orgueil et possession, faute de quoi il n'existe pas.
Elle repensait à son "protégé", curieux pour elle qui n'avait jamais protégé personne, elle se dédouanait cependant car la protection n'est jamais qu'un dérivé de la peur, oui en y repensant elle avait peur pour lui et, pour être sincère...aussi pour elle.
Cette situation parait inconcevable avec une personne inconnue, par la suite de brèves informations lui suffirent pour se manifester par téléphone, elle ne voulait pas lui parler, elle voulait juste faire partie du cercle, MAIS à distance...
C'est lui qui la rappela, sans se présenter, et le canevas commença, la voix de l'homme la transporta, la sueur perlait sur son visage, émue par son timbre, la justesse de ses propos, la délicatesse des mots, son trouble ne pouvait se trahir au téléphone d'autant qu'elle gardait le contrôle, MAIS savait-elle alors qu'il partageait le même émoi?
Elle ne comprend jamais rein, comme Saint Thomas, il faut la "briefer" pour que ses yeux voient, et puis, sa vie était rangée comme le linge dans une armoire ancienne, bien plié, parfumé pour égayer la solitude de l'âme.
En fait il l'avait abusée, elle se livra sans crainte dans ses textes politiques et romantiques parus sur ses sites, toujours en ignorant qu'il scrutait ses écrits et sa vie du reste.
Quel toupet de lui reprocher en plus son innocence, alors qu'il instrumentalisait le scénario de leur Histoire oui, décidément il la tenait dans ses mains, elle était sûre de son Amour mais ne supportait pas le silence qu'il faisait autour de sa personne et les mille facettes qu'il endossait pour lui écrire.
Il voulait par contre qu'elle se dévoile, pour lui, par lui, en lui...Et derrière l'écran il s'amusait de ce jeu de l'amour sans hasard où, l'autre sans malice et sans arrière pensée se prêtait volontiers.
Et puis ce rendez-vous qu'il lui demande, entre des mails plus brûlants les uns que les autres où l'amour transperçait l'espace pour les confondre dans la chaleur de leurs mots.
Elle n'ignorait pas que sa boite e-mail, tout comme son accès sur le net étaient contrôlés à loisirs par ses soins et, toujours sans se nommer il prenait des pseudo agrémentés de la photo d'identité d'un copain.
Quel plaisir de le voir, et puis le stress était encore d'une compagnie supportable, elle maîtrisait, son excitation serait-elle assouvie???
Eh bien non, car le jour J, ce fut l'homme de la photo qui s'avança au pied de son immeuble, le doute s'installa brièvement pour laisser place à la colère qui, à chaque espoir avorté lui fait monter une marche dans cette bataille d'émotions qui la conduit inévitablement à cette défaite annoncée où l'enfermement est synonyme de mort.
Nul ne peut résister à soi-même, elle est consciente de ses faiblesses, sa lucidité ne fait que renforcer sa peur et, au terme de ce parcours initiatique, le constat est sans appel, son "protégé" connaissait à l'avance ses réactions, Il savait que pour lui prouver son Amour il était indispensable qu'elle cède à la tentation
.
Toutes ses interventions étaient planifiées dans le seul but d'accompagner leur histoire qui naîtra d'un dépassement de soi.
Elle sourit en l'entendant lui dire : Mes excuses, jamais il ne lui en fera, ce n'est pas son genre d'autant que sa devise, reprise par d'autres, est que l'on doit rire de tout.
Il a fait un pacte avec le diable et, à cette heure elle sait qu'elle abandonnera son costume actuel, trop étriqué et ridé, la porte s'ouvrira après l'épreuve, sur l'Amour absolu, celui qu'il voulait savourer avec elle.
Oui, elle faisait bien partie du cercle, il n'était que deux à s'y trouver.
C'est le Miracle du spirituel indicible qui agit sur le réel, ensemble ils suivent le chemin à l'abri du regard des autres, et pourtant çà va se savoir bientôt!
Après la délivrance...
Minou



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